Make vs Zapier comparatif automatisation 2026
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Make vs Zapier : comparatif automatisation 2026

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Janvier 2024. Je reçois ma facture Zapier : 89 dollars. Pour 3 200 tasks. Le mois d’avant, c’était 29 dollars pour le même usage. Zapier avait changé ses paliers de pricing sans prévenir, et mes automatisations avaient basculé sur le tier supérieur. Ce jour-là, j’ai ouvert un compte Make. Un an et demi plus tard, je ne regrette pas la migration. Mais je ne dirai pas que Zapier est mauvais non plus.

Si tu hésites entre Make et Zapier en 2026, cet article va te faire gagner les heures de recherche que j’aurais aimé m’épargner.

Make vs Zapier en 2026 : la réponse courte

Pour ceux qui veulent le verdict sans lire 2 000 mots :

  • Make si tu veux des workflows complexes à prix correct, que tu n’as pas peur d’un éditeur visuel plus technique, et que tu comptes connecter des APIs custom ou des modèles IA.
  • Zapier si tu veux brancher 2-3 apps en 5 minutes sans réfléchir, que ton budget n’est pas un problème, et que tu privilégies la simplicité absolue.
  • n8n si tu es dev, que tu veux le contrôle total et que tu es prêt à héberger toi-même. J’en parle dans mon guide complet n8n.

Maintenant, les détails.

Interface : le visual builder de Make vs la simplicité Zapier

Zapier fonctionne comme une liste de tâches séquentielles. Tu choisis un trigger, tu empiles des actions, ça descend. C’est linéaire. Même quelqu’un qui n’a jamais automatisé quoi que ce soit peut créer un Zap fonctionnel en 10 minutes.

Make, c’est un canvas. Tu poses des modules, tu les relies avec des flèches, tu ajoutes des routeurs pour créer des branches parallèles, des filtres conditionnels, des gestionnaires d’erreurs. C’est visuellement plus riche, mais la courbe d’apprentissage est réelle. Mon premier scénario Make m’a pris 45 minutes là où j’aurais mis 15 minutes sur Zapier.

Sauf que trois mois plus tard, je construisais sur Make des workflows que Zapier ne pouvait tout simplement pas exécuter sans contorsions. Des branches conditionnelles multiples, des boucles avec agrégateurs, des appels HTTP chaînés avec gestion de retry. Le visual builder de Make n’est pas juste « joli » : il permet de voir la logique de ton automation d’un coup d’oeil, comme un schéma technique.

Pour un marketeur qui veut connecter son formulaire Typeform à son CRM : Zapier. Pour un dev ou un ops qui construit un pipeline de données : Make, sans hésiter.

Pricing : le piège Zapier sur les tâches

C’est là que ça devient intéressant. Et douloureux, si tu es sur Zapier.

Make (avril 2026) : plan gratuit avec 1 000 opérations/mois et 2 scénarios actifs. Le plan Core démarre à 9 $/mois pour 10 000 opérations, scénarios illimités, intervalle minimum d’1 minute. Le plan Pro à 16 $/mois ajoute l’exécution prioritaire. Teams à 29 $/mois pour la collaboration. Réduction de 15 % sur l’annuel.

Zapier (avril 2026) : plan gratuit limité à 100 tasks/mois et aux Zaps en deux étapes seulement. Le plan Pro démarre à 19,99 $/mois (annuel) pour 750 tasks avec Zaps multi-étapes et apps premium incluses. Le plan Team à 69 $/mois ajoute la collaboration d’équipe (dossiers partagés, rôles, SAML SSO).

Le calcul rapide : pour 9 $ sur Make, tu as 10 000 opérations. Pour 19,99 $ sur le plan Pro de Zapier, tu as 750 tasks. C’est un ratio de 1 à 13 en faveur de Make sur le papier.

Mais attention, la comparaison n’est pas aussi simple. Chez Make, chaque étape d’un scénario consomme une opération : le trigger, le filtre, la transformation, l’action finale. Un scénario de 5 modules consomme 5 opérations par exécution. Chez Zapier, seules les actions comptent comme tasks. Les triggers, filtres et formatters sont gratuits.

En pratique, sur mes propres workflows, Make reste 3 à 5 fois moins cher que Zapier pour un usage équivalent. Mais ce n’est pas le « 13 fois moins cher » que certains blogs annoncent. Fais le calcul sur tes propres scénarios avant de migrer.

Intégrations IA : qui connecte mieux ChatGPT, Claude, Gemini ?

En 2026, les deux plateformes ont rattrapé leur retard sur l’IA. Mais pas de la même façon.

Make propose plus de 400 modules IA. Tu peux connecter directement OpenAI (GPT-4.1, ChatGPT), Anthropic Claude, Google Gemini 3.1 Pro, Perplexity, DeepSeek. Make a aussi lancé les AI Agents : des automatisations pilotées par LLM qui décident elles-mêmes quels outils utiliser pour atteindre un objectif. Et il y a un serveur MCP hébergé dans le cloud, ce qui permet de piloter tes scénarios Make depuis n’importe quel outil compatible MCP.

Zapier supporte aussi ChatGPT, Claude (dont Opus 4.6), Gemini 3.1 Pro, et plus de 8 000 intégrations d’apps au total. L’approche est différente : Zapier mise sur son Zapier MCP qui permet à Claude ou ChatGPT de déclencher n’importe laquelle des 30 000+ actions Zapier en langage naturel. Il y a aussi les Zapier Agents (400 activités/mois en gratuit, 1 500 en Pro à 33 $/mois) et les Chatbots (plan gratuit avec 2 chatbots).

Mon avis après avoir testé les deux : Make donne plus de contrôle sur le prompt, les paramètres du modèle, et la logique conditionnelle autour de l’appel IA. Zapier rend l’intégration IA plus accessible pour quelqu’un qui ne veut pas configurer de paramètres. Si tu veux construire un pipeline de prompts ChatGPT élaboré avec du routing conditionnel, Make est supérieur. Si tu veux juste ajouter « résume ce texte avec l’IA » dans un Zap existant, Zapier suffit.

Cas d’usage #1 : automatiser un CRM

Scénario concret : un lead remplit un formulaire, tu veux enrichir ses données via Clearbit, scorer le lead, l’ajouter dans HubSpot avec le bon pipeline, et envoyer un Slack au commercial assigné.

Sur Zapier, c’est 4 actions = 4 tasks. Linéaire, propre, ça marche en 10 minutes. Si le scoring échoue, le Zap s’arrête et tu reçois une notification d’erreur.

Sur Make, c’est 5-6 opérations (trigger inclus) mais tu peux ajouter un routeur : si le score est > 80, branche « hot lead » avec notification Slack urgente + email perso du CEO. Si < 80, branche standard. Tu peux aussi ajouter un error handler qui redirige les enrichissements échoués vers un Google Sheet de fallback au lieu de stopper le flux.

Pour un CRM basique avec 3-4 étapes linéaires : Zapier fait le job. Dès que tu veux des branches, du fallback, ou de la logique conditionnelle avancée : Make prend l’avantage.

Cas d’usage #2 : pipeline de contenu

C’est mon cas d’usage quotidien. Je scrape des sources RSS, je filtre par pertinence avec un prompt Claude, je génère un résumé, je le pousse dans Notion, et je programme un post LinkedIn.

Sur Zapier, chaque étape de ce pipeline coûte une task. Avec 50 articles traités par jour, ça fait 250 tasks/jour rien que pour cette automation. Le plan à 750 tasks/mois est grillé en 3 jours.

Sur Make, le même pipeline avec ses 6 modules consomme 300 opérations/jour. Sur 30 jours, ça fait 9 000 opérations. Le plan Core à 9 $/mois encaisse sans broncher.

J’ai fait tourner exactement ce pipeline pendant 6 mois sur Make. Coût mensuel : 9 dollars. Le même setup sur Zapier, au tarif actuel, m’aurait coûté entre 49 et 69 dollars selon les paliers de tasks. C’est sur les pipelines de contenu à volume moyen que l’écart de prix entre Make et Zapier est le plus violent.

Cas d’usage #3 : alertes et monitoring

Tu veux surveiller la disponibilité d’un site, checker un prix sur une page produit toutes les heures, ou être alerté quand un concurrent publie un article.

Zapier brille ici pour la simplicité. Le trigger « New Item in RSS Feed » combiné avec un filtre et une notification Slack, c’est 3 clics. Mais avec un polling toutes les 15 minutes sur le plan gratuit (1-2 minutes sur les plans payants), et chaque vérification qui déclenche une task même si rien n’a changé… ça consomme vite.

Make a l’avantage du plan gratuit plus généreux (1 000 opérations vs 100 tasks) et de l’intervalle à 15 minutes en gratuit aussi. Mais surtout, Make ne consomme pas d’opération quand un webhook n’a rien à traiter, contrairement à Zapier qui décompte le polling même à vide sur certains triggers.

Pour du monitoring simple, les deux fonctionnent. Pour du monitoring à volume (20+ sources, polling fréquent), Make est nettement plus économique.

n8n : l’alternative open source qui change la donne

Je ne peux pas écrire un comparatif Make vs Zapier en 2026 sans parler de n8n. C’est l’option que les deux acteurs commerciaux ont peu d’intérêt à mettre en avant.

n8n est open source, auto-hébergeable, et la Community Edition offre des exécutions illimitées. Tu paies uniquement ton hébergement : entre 20 et 150 $/mois pour une instance de production sur un VPS standard. Pas de compteur d’opérations, pas de limite de workflows actifs.

Le cloud n8n existe aussi : Starter à 24 EUR/mois pour 2 500 exécutions, Pro à 60 EUR/mois pour 10 000. Plus cher que Make cloud, mais attention : chez n8n, une exécution = un workflow complet, quel que soit le nombre de noeuds. Pas de comptage par étape. Un workflow de 15 noeuds = 1 exécution.

Le compromis n8n : tu gagnes en flexibilité et en coût, tu perds en simplicité d’installation (si self-hosted) et en intégrations natives (400+ chez n8n vs 2 000+ chez Make vs 8 000+ chez Zapier). Mais les intégrations HTTP et webhook de n8n couvrent 90 % des cas que les connecteurs natifs n’ont pas.

Mon verdict personnel : n8n est devenu mon outil principal pour les projets perso et les clients techniques. Make reste mon choix pour les clients qui veulent du no-code solide. Et je garde Zapier… pour rien, en fait. Mais je reconnais qu’il a sa place.

Mon verdict : Make pour qui, Zapier pour qui, n8n pour qui

Choisis Make si :

  • Tu construis des workflows avec des branches, des boucles, de la logique conditionnelle
  • Ton budget compte et tu traites plus de 500 automatisations par mois
  • Tu veux un contrôle fin sur les intégrations IA (paramètres, prompts, routing)
  • Tu es à l’aise avec un éditeur visuel technique (ou prêt à apprendre)

Choisis Zapier si :

  • Tu n’es pas technique et tu veux que ça marche en 5 minutes
  • Tu as besoin d’une app spécifique parmi les 8 000+ intégrations natives
  • Tes workflows sont linéaires (trigger → 2-3 actions → terminé)
  • Tu es déjà dans l’écosystème Zapier et la migration ne vaut pas le coup pour ton volume

Choisis n8n si :

  • Tu es développeur ou tu as un dev dans l’équipe
  • Tu veux zéro limite d’exécutions et le contrôle total sur tes données
  • Tu es prêt à gérer un serveur (ou à payer un hébergement managé)
  • Tu construis des pipelines IA/data qui tournent en continu

Après 2 ans sur Zapier et plus d’un an sur Make, je suis convaincu que Make offre le meilleur rapport fonctionnalités/prix pour 80 % des cas d’usage. Zapier reste imbattable en termes de catalogue d’intégrations et de facilité de prise en main. Et n8n est en train de grignoter les deux par le bas, surtout chez les devs et les startups qui comptent chaque euro.

Le choix dépend de ton profil, pas de l’outil. Et si tu débutes en automatisation, commence par lire mon guide n8n ou le starter pack ChatGPT pour comprendre ce que tu peux vraiment automatiser avec l’IA avant de choisir ta plateforme.

FAQ

Make est-il vraiment moins cher que Zapier ?

Dans la majorité des cas, oui. Pour 9 $/mois, Make offre 10 000 opérations contre 750 tasks à 19,99 $/mois chez Zapier. Mais attention : chaque étape d’un scénario Make consomme une opération (trigger inclus), alors que Zapier ne compte que les actions. Sur mes propres workflows, Make revient 3 à 5 fois moins cher, pas 13 fois comme le ratio brut le suggère.

Peut-on migrer ses Zaps de Zapier vers Make facilement ?

Il n’existe pas d’import automatique. Tu dois recréer chaque workflow manuellement sur Make. La bonne nouvelle : la logique est souvent plus claire une fois reconstruite sur le canvas visuel de Make. Compte 15-30 minutes par workflow simple, et 1-2 heures pour les workflows complexes avec branches et conditions.

Quelle plateforme a les meilleures intégrations IA en 2026 ?

Les deux supportent ChatGPT, Claude et Gemini. Make propose plus de 400 modules IA avec un contrôle granulaire des paramètres et un serveur MCP cloud. Zapier a 8 000+ intégrations totales et un MCP qui permet de piloter 30 000+ actions depuis Claude ou ChatGPT. Make pour le contrôle, Zapier pour le volume d’intégrations.

n8n peut-il remplacer Make et Zapier ?

Pour un profil technique, oui. La Community Edition self-hosted offre des exécutions illimitées pour le coût de l’hébergement (20-150 $/mois). Le catalogue d’intégrations natives (400+) est plus petit, mais les modules HTTP et webhook couvrent la plupart des besoins. Le compromis : tu gères l’infrastructure toi-même.

Article relu le 20 avril 2026. Signaler une erreur.

Tristan Cavel

Développeur full-stack · Spécialiste APIs et agents IA

Tristan bidouille du code depuis le collège et construit des produits dessus depuis 2016. Il est passé par deux startups (une en edtech lyonnaise, une en fintech parisienne), et depuis 2022 il est freelance full-stack depuis Bordeaux, avec une spécialisation LLM et agents IA qui s'est imposée naturellement : c'était soit apprendre à utiliser l'API OpenAI, soit continuer à coder des formulaires de contact. Sa première intégration sérieuse d'un LLM date de janvier 2023, sur un prototype de bot de support pour une scale-up SaaS B2B lyonnaise. Depuis, il a poussé en prod chez huit clients différents : chatbots spécialisés, pipelines RAG avec bases vectorielles, agents autonomes avec n8n et LangChain, et récemment des intégrations Claude Code dans des workflows de dev. Il teste chaque nouvel outil dans son lab perso avant de le recommander à un client, c'est devenu son réflexe. Sur Zoom IA, il écrit les guides techniques qui ne trichent pas : API ChatGPT pour les vrais devs, comparatifs n8n vs Make avec le retour d'expérience honnête, installation d'agents autonomes, LangChain vs LangGraph sous l'angle ce qui pète en prod. Il signe aussi les benchmarks de modèles avec du code testé, pas des scores recopiés des papers. Son parti-pris éditorial : montrer le code, citer les versions exactes, donner les commandes qui marchent, et ne pas cacher ce qui est cassé dans les outils. Il maintient un repo GitHub perso avec les scripts qu'il partage.

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