Une startup de cybersécurité fondée par d’anciens cadres de Meta et Snowflake vient de sortir de l’ombre directement en licorne. Selon TechCrunch, Glow a levé 180 millions de dollars et affiche une valorisation de 1,2 milliard de dollars, en pariant que l’IA rebat les cartes de la sécurité des terminaux en entreprise.
Le pari de Glow tient en une phrase de son cofondateur et CEO Roi Tiger, ancien vice-président ingénierie de Meta : « If you think of the past decade, everything was moving to the cloud and SaaS. Suddenly, AI lands on the endpoint in a way we’ve never seen. » En clair : après une décennie de bascule vers le cloud, l’IA débarque directement sur les postes de travail, et personne n’avait vu ça venir.
Une licorne née avant même de publier son chiffre d’affaires
Basée à Palo Alto, Glow a annoncé mercredi un tour de table Series A entièrement en equity de 180 millions de dollars. Les investisseurs : Sequoia Capital, Cyberstarts, Greenoaks et Redpoint Ventures en chef de file, avec la participation d’Index Ventures, Swish Ventures, Lux Capital, Operator Collective et Holly Ventures. La valorisation grimpe à 1,2 milliard de dollars.
Détail qui compte pour toi si tu suis le marché : Glow rejoint la liste des startups de cybersécurité devenues licornes avant d’avoir divulgué la moindre métrique de revenu. Fondée en 2025, la société revendique déjà des clients payants dans la santé, le retail et les services financiers, mais refuse de communiquer leurs noms et leur nombre. Ses déploiements types couvrent des dizaines de milliers de terminaux à l’échelle d’organisations mondiales, selon Tiger.
L’équipe dirigeante aligne des profils lourds. Aux côtés de Tiger, on trouve Omer Singer (ex-responsable de la stratégie cybersécurité chez Snowflake), Ophir Arie (ancien VP R&D de Claroty) et Arnon Joseph (ancien responsable ingénierie chez Meta). La directrice des opérations, Emily Heath, a été CISO chez United Airlines et Docusign, et a siégé au board de Wiz jusqu’à son rachat par Google pour 32 milliards de dollars.
Prévenir plutôt que détecter : le positionnement face à CrowdStrike
Concrètement, Glow construit une plateforme de sécurité endpoint qui aide les entreprises à surveiller et contrôler les logiciels, les agents IA et les outils de développement qui tournent sur les appareils des employés. La plateforme s’appuie sur des agents IA spécialisés pour cartographier en continu l’environnement, évaluer le risque en temps réel et appliquer les politiques de sécurité.
Pour alimenter le tout, Glow utilise des modèles d’Anthropic et de Gemini (Google) via Amazon Bedrock, tout en développant sa propre couche logicielle pour nourrir ces modèles de contexte métier. Tiger cite des cas déjà traités : blocage de packages npm malveillants avant installation, détection d’agents IA cherchant à récupérer ces mêmes composants, et repérage de terminaux où les outils de détection et réponse (EDR) étaient absents ou dégradés.
Glow débarque sur un marché encombré, dominé par CrowdStrike, Microsoft, SentinelOne et Palo Alto Networks. Son argument différenciant : selon Tiger, les produits EDR existants se concentrent sur la détection des menaces après leur apparition, là où Glow veut empêcher les logiciels, agents IA et outils de dev risqués d’entrer en amont dans l’environnement. La startup emploie près de 100 personnes, dont environ 70 % en Israël et le reste aux États-Unis.
Le timing n’est pas anodin. Les inquiétudes se sont accentuées depuis qu’Anthropic a dévoilé son modèle Mythos, dont l’entreprise affirme qu’il démontre des capacités avancées pour identifier et exploiter des vulnérabilités logicielles, relançant le débat sur les cyberattaques assistées par IA.
Combien Glow a-t-elle levé et à quelle valorisation ?
Glow a levé 180 millions de dollars en Series A tout en equity, pour une valorisation de 1,2 milliard de dollars, selon TechCrunch. Le tour est mené par Sequoia Capital, Cyberstarts, Greenoaks et Redpoint Ventures.
Qu’est-ce que la sécurité endpoint à l’ère de l’IA ?
Il s’agit de sécuriser les terminaux (ordinateurs portables, serveurs, appareils connectés) en tenant compte du fait que des agents IA et des outils de dev s’y exécutent désormais. Glow mise sur la prévention en amont plutôt que sur la seule détection après incident.
Qui a fondé Glow ?
Glow a été fondée en 2025 par Roi Tiger (ex-VP ingénierie Meta), Omer Singer (ex-Snowflake), Ophir Arie (ex-Claroty) et Arnon Joseph (ex-Meta). La COO Emily Heath a été CISO chez United Airlines et Docusign.
